Décontamination des anciens sites nucléaires : "Deux poids, deux mesures", estime Moruroa e tatou Association de Défense des Vétérans de Polynésie.
Sous le titre "Le CEA répare les 'dégâts de la bombe' à... Marcoule", l'association Moruroa e tatou, citant un article du quotidien Le Monde, s'interroge, dans un communiqué, sur les sommes engagées pour "nettoyer" le site de Marcoule, en Métropole, et pose la question du devenir des "dizaines de milliers de fûts et de ferrailles contaminées" enterrées à Moruroa l'atoll où on été effectué les essais nucléaires français dans l'océan pacifique de la Polynésie Française.
Selon Le Monde du 27 octobre, le Commissariat à l'Energie Atomique annonce qu'il va dépenser 8 milliards d'euros (955 milliards de francs Pacifique) d'ici 2035 pour le démantèlement de ses installations nucléaires hors service. Le CEA mettra 6 milliards d'euros (716 milliards de FP) uniquement pour décontaminer et nettoyer les anciennes usines militaires de Marcoule, dans la vallée du Rhône, où l'on fabriquait le plutonium pour les bombes qui explosèrent au Sahara et à Moruroa et pour les armes nucléaires aujourd'hui en service dans les sous-marins et les avions Mirage. L'usine plutonium de Marcoule (UP1) a été mise à l'arrêt en 1997 et le CEA estimait alors qu'il faudrait au moins 40 ans pour tout "nettoyer", centimètre carré par centimètre carré, tellement le site est contaminé. Quant aux déchets, il faudra les stocker et les surveiller pour des siècles aux frais des contribuables français.
"Des centaines de tonnes de déchets radioactifs jetés au large des atolls de Moruroa et de Hao"
"Nous sommes très surpris de voir que le CEA prenne tant de précautions et dépense autant d'argent pour "réparer" les dégâts de la bombe" en Métropole, déclare Roland Oldham, président de Moruroa e tatou, alors que pour nettoyer les atolls de polynésie ou les sites sahariens où ils ont fait exploser 210 bombes rien n'est prévu". En 1998, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique a reconnu qu'il restait dans les lagons et sur les plages de Moruroa et Fangataufa plusieurs kilogrammes de plutonium. En 2005, un reportage de Thalassa a montré qu'il restait du plutonium sur quelques bancs de sable à Moruroa. A force d'insister avec le Conseil d'orientation sur le suivi des essais nucléaires, les Polynésiens ont appris, en mai 2006, que des centaines de tonnes de déchets radioactifs ont été jetés à l'océan au large de Moruroa et de Hao. Enfin, début octobre, le ministère de la Défense, vient de révéler que plus d'une dizaine de milliers de fûts et de ferrailles contaminées ont été enterrés sur des parties de l'atoll de Moruroa qui menacent de s'effondrer.
"Si ce n'est pas dangereux, alors pourquoi dépenser tant d'argent à Marcoule ?"
Alors ? Deux poids, deux mesures ? A Marcoule et dans les installations du CEA de métropole, le CEA va se débarrasser à grand frais du moindre millième de milligramme de plutonium. Si ce n'est pas dangereux, comme le Délégué de la Défense l'affirme devant les médias à chacun de ses passages à Tahiti, alors pourquoi dépenser tant d'argent à Marcoule ? En Polynésie – et on n'a pas encore beaucoup d'informations sur "ce qui reste" au Sahara – les experts du CEA et de la Défense annoncent sans pudeur que le plutonium à Moruroa, Fangataufa ou Hao, "ce n'est pas un risque" et qu'il n'est pas utile de nettoyer !!!
De qui se moque-t-on ???? INADMISSIBLE !!!
Rappel important : Le Blog France Nucleaire n'est pas anti-nucléaire et reconnait les bienfaits la fée électricité surtout dans les périodes d'envolées du prix des hydrocarbures et donc de la non-dépendance énergétique de la France et de sa défense de dissuasion qui a très bien fonctionné pendant des décennies évitant des conflits armés tels qu'ils se seraient produits ne serait-ce qu'en Europe, si nous n'avions pas eu cette force de "discussion/dissuasion", MAIS réclame la reconnaissance de la faute de l'Etat en tant qu'employeur pour manquement aux règles de sécurité du travail et de protection vis à vis de ses anciens salariés, civils et militaires, et de la reconnaissance des méfaits sur l'environnement de la Polynésie. Il faut que l'Etat français reconnaisse ENFIN ses propres responsabilitées comme il l'exige d'ailleurs des Entreprises vis à vis de leurs salariés par l'application des lois du Code du Travail qu'il met en place et est chargé de faire aplliquer aux autres ! 2 poids 2 mesures ?!!!
Sous le titre "Le CEA répare les 'dégâts de la bombe' à... Marcoule", l'association Moruroa e tatou, citant un article du quotidien Le Monde, s'interroge, dans un communiqué, sur les sommes engagées pour "nettoyer" le site de Marcoule, en Métropole, et pose la question du devenir des "dizaines de milliers de fûts et de ferrailles contaminées" enterrées à Moruroa l'atoll où on été effectué les essais nucléaires français dans l'océan pacifique de la Polynésie Française.
Selon Le Monde du 27 octobre, le Commissariat à l'Energie Atomique annonce qu'il va dépenser 8 milliards d'euros (955 milliards de francs Pacifique) d'ici 2035 pour le démantèlement de ses installations nucléaires hors service. Le CEA mettra 6 milliards d'euros (716 milliards de FP) uniquement pour décontaminer et nettoyer les anciennes usines militaires de Marcoule, dans la vallée du Rhône, où l'on fabriquait le plutonium pour les bombes qui explosèrent au Sahara et à Moruroa et pour les armes nucléaires aujourd'hui en service dans les sous-marins et les avions Mirage. L'usine plutonium de Marcoule (UP1) a été mise à l'arrêt en 1997 et le CEA estimait alors qu'il faudrait au moins 40 ans pour tout "nettoyer", centimètre carré par centimètre carré, tellement le site est contaminé. Quant aux déchets, il faudra les stocker et les surveiller pour des siècles aux frais des contribuables français.
"Des centaines de tonnes de déchets radioactifs jetés au large des atolls de Moruroa et de Hao"
"Nous sommes très surpris de voir que le CEA prenne tant de précautions et dépense autant d'argent pour "réparer" les dégâts de la bombe" en Métropole, déclare Roland Oldham, président de Moruroa e tatou, alors que pour nettoyer les atolls de polynésie ou les sites sahariens où ils ont fait exploser 210 bombes rien n'est prévu". En 1998, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique a reconnu qu'il restait dans les lagons et sur les plages de Moruroa et Fangataufa plusieurs kilogrammes de plutonium. En 2005, un reportage de Thalassa a montré qu'il restait du plutonium sur quelques bancs de sable à Moruroa. A force d'insister avec le Conseil d'orientation sur le suivi des essais nucléaires, les Polynésiens ont appris, en mai 2006, que des centaines de tonnes de déchets radioactifs ont été jetés à l'océan au large de Moruroa et de Hao. Enfin, début octobre, le ministère de la Défense, vient de révéler que plus d'une dizaine de milliers de fûts et de ferrailles contaminées ont été enterrés sur des parties de l'atoll de Moruroa qui menacent de s'effondrer.
"Si ce n'est pas dangereux, alors pourquoi dépenser tant d'argent à Marcoule ?"
Alors ? Deux poids, deux mesures ? A Marcoule et dans les installations du CEA de métropole, le CEA va se débarrasser à grand frais du moindre millième de milligramme de plutonium. Si ce n'est pas dangereux, comme le Délégué de la Défense l'affirme devant les médias à chacun de ses passages à Tahiti, alors pourquoi dépenser tant d'argent à Marcoule ? En Polynésie – et on n'a pas encore beaucoup d'informations sur "ce qui reste" au Sahara – les experts du CEA et de la Défense annoncent sans pudeur que le plutonium à Moruroa, Fangataufa ou Hao, "ce n'est pas un risque" et qu'il n'est pas utile de nettoyer !!!
De qui se moque-t-on ???? INADMISSIBLE !!!
Rappel important : Le Blog France Nucleaire n'est pas anti-nucléaire et reconnait les bienfaits la fée électricité surtout dans les périodes d'envolées du prix des hydrocarbures et donc de la non-dépendance énergétique de la France et de sa défense de dissuasion qui a très bien fonctionné pendant des décennies évitant des conflits armés tels qu'ils se seraient produits ne serait-ce qu'en Europe, si nous n'avions pas eu cette force de "discussion/dissuasion", MAIS réclame la reconnaissance de la faute de l'Etat en tant qu'employeur pour manquement aux règles de sécurité du travail et de protection vis à vis de ses anciens salariés, civils et militaires, et de la reconnaissance des méfaits sur l'environnement de la Polynésie. Il faut que l'Etat français reconnaisse ENFIN ses propres responsabilitées comme il l'exige d'ailleurs des Entreprises vis à vis de leurs salariés par l'application des lois du Code du Travail qu'il met en place et est chargé de faire aplliquer aux autres ! 2 poids 2 mesures ?!!!